23/05/2017

Nous ne savons plus vivre sans notre smartphone et sans wifi.

La journée paradisiaque du manager-responsable de chez Arrect

Nous ne savons plus vivre sans notre smartphone et sans wifi. La peur de manquer une information, de ne pas être suffisamment réactif à une sollicitation, de trouver une boîte email pleine de retour de congés … nous conduit même à consulter plus de 200 fois par jour notre Smartphone. Parallèlement, entre la multiplication des canaux de communication (téléphone, sms, messagerie, réseaux sociaux…) et la multiplication des conversations numériques nous vivons en permanence dans une infobésité qui surenchérit le stress de manière prolongée jusqu’à nuire à notre sommeil et à notre attention.

Depuis janvier 2017, une loi reconnaît le droit à la déconnexion ; des hôtels/restaurants/organisateurs d’événements vous promettent de vous contraindre à une « Digital Detox ». Et pour cause, l’hyper-connexion favorise le sur-engagement improductif. Outre le fait que cette dernière augmente les risques de maladies, elle traduit également notre incapacité à prendre le pouvoir sur son temps : temps pour soi, pour les autres. Pourtant, des petits gestes au quotidien nous permettraient de rééquilibrer la frontière entre nos vies personnelles, professionnelles et sociales. Instaurer des pauses digitales partielles, totales ou modulées sans passer pour un has-been ou un incompétent.

41% des français consultent leur smartphone au milieu de la nuit

Source : Deloitte, 2016

 

Sandrine est responsable d’un service de gestion dans une PME spécialisée dans la fabrication d’équipements et d’appareils d’oxygénothérapie*.

* les noms de l’entreprise et de son patron sont fictifs

De retour de congé, Sandrine retrouve son bureau sans appréhension

Comme à chaque absence, Sandrine arrive tôt au bureau et, n’a pas de rendez-vous, ni réunion ni conf-call. En évitant d’accepter des réunions le premier jour de rentrée, elle s’octroie le temps de gérer son retour sans dispersion ni stress. Elle passera la matinée sans distraction autre qu’un déjeuner avec le collègue Vincent et une pause-café avec ses équipes vers 16h00. Elle a prévu de faire un point avec son chef de département à 17h30. Tout le monde connaît son rituel de rentrée : faites comme si je n’étais pas encore là ! Elle sera plus encline à communiquer avec pertinence et rapidité sur les missions qui lui incombent en respectant ce temps de déconnexion partielle.

62% des français réclament une régulation de l’utilisation des outils numériques au travail

Source : Cabinet Eléas, 2016

 

Lundi, 8h30, une reprise en mode silencieuse

Elle active la fonction silencieuse de sa messagerie instantanée ainsi que celle de son Smartphone (« ne pas déranger ») où seuls 4 numéros sonneront car préalablement sélectionnés dans les « favoris » (son compagnon, l’école des enfants, ses parents et son chef).

Avant de partir, elle avait pris soin de désynchroniser sa boîte mail de son Smartphone et, de désactiver les notifications des applications de type médias sociaux. Une déconnexion totale pour retrouver du temps pour soi et ses proches ! D’ailleurs, sur son écran d’accueil, il n’y a que les applications basiques comme le GPS ; toutes les autres applications notamment les plus consommatrices de temps (LinkedIn, Twitter, Facebook, Instagram, What’s App) sont rangées dans des dossiers relayés au 2nd écran.

Aujourd’hui, bien qu’au travail, elle poursuivra ce sevrage tant qu’elle n’aura pas une vue globale de ses priorités. Un gain de concentration qu’elle n’hésite pas à répéter !

92% des français utilisent leur téléphone au travail

Source : Deloitte, 2016

 

La journée sans Smartphone, crayon à la main

Bien qu’elle n’ait aucune connaissance de ce qui s’est passé pendant son absence, la carte mentale posée sur son bureau qu’elle avait dessinée la veille de ses vacances, lui offre un aperçu systémique des dossiers, des tâches, des interlocuteurs, des dates importantes ainsi que actions à mener. Les intitulés des dossiers sont identiques aux libellés qu’elle a programmés pour les emails entrants.

Elle fait le vide sur son bureau. La carte mentale sera son principal outil de travail. A l’aide d’un crayon et de feutres, elle va attribuer un ordre de priorité aux différents sujets.

Son objectif sera principalement de prendre connaissance des informations pour compléter sa carte mentale. Elle ne répondra pas aux messages tant qu’elle n’aura pas terminé de consulter, trier, effacer les messages des différents canaux de communication (courrier électronique, courrier papier, messages vocaux). Les messages d’absence « en vacances » (email, téléphone) resteront activés jusqu’à demain matin.

A présent, elle peut ouvrir sa boîte mail et, se diriger directement sur le libellé qu’elle a sélectionné comme « urgent n°1 » ; ainsi de suite libellé par libellé en terminant par la boîte de réception.

59% des français considèrent les outils numériques comme un progrès au travail, 

15% les voient comme un stress supplémentaire

Source : Cabinet Eléas, 2016

 

Des pauses conviviales et relaxantes sans sollicitation

Bien qu’elle ait décidé de passer une journée en solitaire, elle ne dérogera pas à ses moments de plaisir en s’accordant un temps de repos toutes les 25 minutes hors de son écran d’ordinateur et sans téléphone : un bol de vitamine D à l’extérieur, une mini-sieste assise, un yoga des yeux, un peu de marche, des étirements. Ces micro-coupures lui confèrent une meilleure attention, favorisent la créativité et évitent les troubles musculo squelettiques et de la vue.

A la pause déjeuner avec son équipe, elle laissera son smartphone dans son bureau ou rangé dans son sac-à-main.  Inutile d’avoir les yeux rivés sur son smartphone en présence de tiers ! Place aux conversations, aux échanges ...

Qu’il est désagréable d’être en compagnie d’une personne qui surveille constamment son Smartphone ou de troubler une conversation par l’éclairage intempestif des notifications même sans les bips !

En fin de journée, elle n’a peut-être pas répondu aux messages ni aux appels mais . Elle peut commencer à préparer sa ToDoList pour les jours suivants.

Mais avant … elle aimerait faire un point avec son chef afin d’éclaircir certains sujets, connaître ses priorités, prendre un café ou un thé.

22% des entreprises limitent les usages hors temps de travail des outils numériques

 

Source : Cabinet Eléas, 2016

 

 

Se déconnecter est un droit et un devoir pour soi, pour les autres

Sandrine est soucieuse des temps de partage avec ses collègues, ses amis, sa famille ainsi que de ses temps de travail ou de repos. Elle est extrêmement ravie que son entreprise ait instauré des modalités au droit à la déconnexion (Loi du 1er janvier 2017).

En tant que manager, elle applique ces quelques principes de respiration pour elle et ses équipes :

• Se fixer des plages horaires pour répondre aux appels/messages ou se déconnecter au moins une fois par jour
• Consulter la boîte mail seulement 3 fois par jour (matin, après le déjeuner, fin de journée)
• Ne pas envoyer d’email en dehors des heures de travail

Pour toutes ces raisons, Sandrine n’a eu aucun scrupule à s’autoriser une déconnexion totale durant ses congés ainsi qu’une déconnexion partielle à son retour.

Veiller au respect de la santé et de la sécurité des salariés est une co-responsabilité entre les collaborateurs et l’employeur. Veiller à se déconnecter totalement (no wifi, no phone no Pc), partiellement (désynchronisation des emails professionnels) ou de manière modulée (mettre en mode silencieux quelques applications) est un devoir pour soi et son entourage en toutes circonstances.

Ainsi tout au long de l’année, Sandrine instaure des temps de déconnexion afin de ne pas être happée par les sollicitations (bip) ou être tentée de consulter les commentaires toutes 5 minutes (nomophobie), voire de vagabonder d’appli en appli (chronophagie). Pour ce faire, elle s’autodiscipline en organisant des pauses digitales le soir (de 19h00 à 8h30), les weekends via la fonction « ne pas déranger » et durant les temps de repas (déjeuner/diner). Il lui arrive même de couper son Smartphone ou de bloquer la connexion internet (appli : freedom, phone detox, moment, etc.) !

Le droit à la déconnection prévoit : 

- Une négociation obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés 
- Une charte en cas de désaccord, qui devra être établie par l’employeur après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Elle devra définir les diverses modalités d’exercice du droit à la déconnexion.

 

Réinstaurer une limite entre la vie personnelle et la vie professionnelle, profiter de l’instant présent dans la vie physique (sortie, lecture), c’est prendre soin de sa santé mentale & physique (repos des yeux et des neurones) … pour profiter de la vie !

About the author

Fadhila Brahimi

Social Media Specialist

Depuis 2005, Fadhila BRAHIMI accompagne les marques (entreprise et personnelle) dans le développement des compétences vers le digital et la gestion de leur visibilité et de leur réputation sur les médias sociaux. Co-Auteure du livre ""Moi 2.0"" aux Edt. Leduc (2011) et contributrice de nombreux ouvrages sur les Médias Sociaux, elle est régulièrement invitée sur des plateaux débats, en conférence (4 TEDx) ou en radio sur les thèmes de l'identité et l’image de marque ainsi que la réputation, la notoriété et le leadership des personnes, des équipes et des organisations sur Internet. Nominée aux LinkedIN Europeans Awards 2010 dans la catégorie ""leader"" pour avoir fait connaitre le Personal Branding en France, elle figure depuis 2013 dans le ""Guide des expertes - 300 femmes pour faire évoluer le débat de la parité"" et dans la liste des 30 femmes qui comptent dans le digital ""Elles ont réussi dans le digital"" aux éditions Kawa. Pour en savoir plus, le portail : www.fadhilabrahimi.com.

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