70% des expéditeurs de mails attendent une réponse en moins de 4h

Avec l’arrivée à maturité de la « génération smartphone », le concept d’instantanéité a pris une nouvelle dimension. Depuis les années 90, l’attente est de moins en moins bien supportée et on exige désormais une réponse ou un retour immédiat, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.

Lire notre article sur les (mauvais) usages du mail au quotidien

Ce concept d’instantanéité mène au développement d’une nouvelle vision de l’urgence : en d’autres termes, tout devient urgent. Et pourtant, alors que les exigences changent, les outils restent les mêmes et l’outil privilégié reste le mail. Créé pour simplifier la communication, il est remis en question. Et pour cause, 70% des personnes qui envoient un mail attendent une réponse sous quatre heures, mais le délai moyen de réponse à un mail est de 23 heures.

Cette latence créée un ralentissement du rythme du travail : les mails non prioritaires créent une surcharge de mail, et affectent la productivité. Force est de constater que depuis son arrivée il y a trente ans en entreprise, le mail est souvent mal utilisé.

Dans un article précédent, « Dans 30 secondes ce message s’auto détruira », Jérôme Delacroix décrit un scénario où le mail est tellement chronophage qu’il prend le dessus sur toutes les tâches du salarié. Et malheureusement, ce scénario est fréquent en entreprise. C’est pour cela que Jérôme appelle à l’établissement d’une véritable « netiquette » du mail. Le mail est un outil de communication, pas de management, de conversation, et encore moins un support de roman.

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2017-11-21T11:38:03+00:00